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Ce qui est sûr , en terme de bénéfices, c'est que la méditation, quelle que soit la technique, m'a apporté hier une forme de clarté d'esprit.
Bien sûr, il n'y a pas que ça mais l'entrainement à centrer son activité sur une chose à la fois donne quelques résultats.

Voilà ce dont je me suis rendu compte : ce qui me plait, derrière les statues en ébène, la mer, les architectures contemporaines de la défense ou les mercuriales à bagnolet, ou à coté du Futuroscope de poitiers, les nus, le ciel, bref, derrière toutes ces menues choses qui me touchent souvent , c'est leurs reflets, la façon dont la lumière se reflète sur leurs corps.
Je suis très sensible à ça, je m'en rends compte maintenant.

4. Précision, douceur et lâcher-prise.

"/.../, la clé pour nous sentir plus entier, moins isolé et moins enfermé sur nous-même, c'est d'être de voir clairement qui nous sommes et ce que nous faisons. "


Ce qui est fascinant avec cet auteur c'est la façon dont elle parle de choses aussi importante que l'être et l'éthique d'une façon simple.
Etre qui et faire quoi ?

"La méditation consiste à voir clairement le corps et l'esprit que nous avons, la situation domestique qui est la nôtre, le métier que nous exerçons et ceux qui font partie de notre vie. Elle consiste à voir comment nous réagissons à tout cela. /.../ Il ne s'agit pas chasser les émotions, ni de devenir meilleur que nous le sommes mais bien de voir clairement avec précision et douceur. "

On voit bien dans ce court extrait que le terme de méditation est très ouvert, très large et même si il s'agit de médiation d'orientation bouddhiste elle peut s'appliquer à toutes les sortes de méditations.
Arrêtons nous sur ce terme pour aujourd'hui (parce que aussi il est tard et je me rends pas mal compte que cet exercice me donne envie d'écrire et d'en parler avec vous) , parce qu'au delà de son aspect caricatural, il s'agit d'une pratique très largement partagée par l'humanité.

Rousseau écrivit ses rêveries. Promeneur solitaire, il en est venu à la méditation philosophique, comme ces prédécesseurs grecs, l'objectif étant de trouver la vérité du monde dans la science, la parole ou la logique.
Dans les deux grands courants de méditation philosophique d'un côté et religieux de l'autre il y a toutes sortes de pratiques diverses avec des objectifs particulier. La constante commune est de centrer son attention sur un aspect particulier d'un concept ou d'une pratique.
Par exemple, les soufistes chantes des litanies, les derviches tournent, les vaudous dansent, les bouddhistes respirent.
L'auteur de ce livre se trouve dans un courant bouddhiste proche du zen pour lequel l'object de la méditation porte sur l'expiration, c'est à dire sur une forme décharge de la tension et de l'énergie et du contrôle par la pensée qu'on nomme en occident le lâcher-prise.
Les courants hindouistes portent en général sur l'inspiration, comme pour le yoga.
Cette forme de méditation pratiquée le plus souvent possible nous amène à nous rappeler que nous sommes vivant, sans la respiration nous mourrons, à sentir les gênes que nous avons physiquement et ensuite plus symboliquement dans notre attitude par rapport au monde.

Savoir qui nous sommes et ce que nous faisons dans le monde  tel qu'il est, c'est surement la démarche majeur de toute méditation, quelle que soit sa nature, non ?

j'ai fait deux expériences aujourd'hui , l'une graphique, que vous voyez dessous, et l'autre , conceptuelle.


comme c'était tout petit et que je l'ai agrandi, c'est un peu moche mais il faut surtout voir que j'ai changé de façon de commencer : la structure dabord, la forme ensuite, et j'ai fait ça par couche... donc ça donne quand quelque chose d'un peu moche mais qui tient mieux sur ses pieds (chaussés  à l'italienne d'ailleurs^^) .

Et, cet après midi je me suis trouvé en train de penser à un aspect de mon travail et l'inspiration est venue (tout come ce matin, je m'en souviens maintenant, pour autre chose) , j'ai commencé à l'écrire et au bout d'une demi heure j'avais conceptualisé mon activité d'une façon simple. Je suis assez content. Je pourrais presque en écrire un petit bouquin.
lol


Alors, je me dis que de chercher à nettoyer sa pensé du négatif, d'accepter des choses immuables et pleins de petites vérités personnelles, de ne pas se donner le bâton pour se battre m'a peut-être permis d'éclaicir ma pensé pour voir l'essentiel d'une façon simple.

Mais, continuons.

3. Decouvrir sa vrai nature.

C'est à dire : tout est dans le style. ^^

"/.../ Ce qu'il faut retenir, c'est que notre propre nature n'est pas un idéal auquel nous devons aspirer. C'est la personne qui nous somme maintenant /.../ . "


C'est une question éthique, pour moi : de quelle façon nous voulons vivre, selon quels principes ?

Et surtout quel est notre propre style ?



Aujourd'hui, je me suis rendu compte que se concentrer sur une chose à la fois permettait de libérer la pensée, apportait une clarté d'esprit et dégageait du coup beaucoup d'énergie.
J'ai recommencé, aussi, à faire les choses quand j'y pense au lieu de ne cesser d'y penser sans les faire.
C'est fou le nombre de choses que l'on peut faire de cette façon. En tout cas, même si je ne fais pas tout ce que j'avais (trop) prévu, j'ai décidé de ne plus me le repprocher.

Deux trois petites choses du jour donc, mais qui font pas mal de bien .

A oui, aussi, j'ai réussi à ne pas m'emporter en me retrouvant devant une personne qui m'exaspère régulièrement et systématiquement. En me rendant compte de la raison pour laquelle elle m'exaspérait, ce que sucitait aussi beaucoup de colère, ça m'a presque amusé de retrouver de vieux démons et je me suis détendu.

Etonnant, ce que peut produire un peu plus de lucidité.  ;)

2. Satisfaction.

" Il est très utile de se rendre compte qu'être ici, soit pour s'assoir en posture de méditation, soit pour accomplir les actions simples de la vie de tous les jours /.../ est en fait tout ce dont on  besoin pour être pleinement éveillé, pleinement en vie, pleinement humain. "


L'air de rien, cette phrase condense quasiment tout ce qu'il (pour une journée déjà ^^ ) faut pour bien débuter une méditation philosophique , qu'elle soit phénoménologique ou théologique ou simplement apaisante.
Bien sûr ça n'est pas si facile parce qu'il nous manque, aujourd'hui et plus tard, quelque chose ou quelqu'un. Pour moi qui suis dans une recherche c'est d'autant plus vrai. Mais il ne faut pas se méprendre sur le message ; les objets qui manquent ne peuvent pas prendre la place de notre humanité, notre vie, notre éveil, notre être là, donc, notre être ici et maintenant présent au monde qui nous entoure et celui que nous avons en nous.

Aussi, nous avons tout. Reste à nous de le découvrir par notre propre curiosité et de l'entretenir comme un feu qui ne dois pas s'éteindre, en toute bienveillance pour nous même et pour le monde qui nous entoure.

Je me rends compte que je parle peut-être plus de moi que de ce livre. Pardonnez moi.

Bonne journée.


Hier, j'ai touché du doigt ce dont je rêve depuis quelques mois : le lieu qu'il me faut. Il avait tout, et même plus que je ne l'avais espéré.
Il était devenu possible, sacrément réalisable et il s'est évaporé.

J'ai pris tout le week end pour m'en remettre et me dire qu'il fallait que je continue les recherches sans me décourager.
J'ai écouter Yoda qui me disait d'éxercer ma volonté à renoncer à tout ce que je redoute de perdre... Mais pour perdre quelque chose il faut déjà l'avoir eu, alors ça allait mieux.
J'ai écouté du nujazz en relisant le combat ordinaire de Manu Larcenet et ça  allait mieux.
J'ai commencé à relire mon livre de chevalier pour les situations où tout s'éffondre autour de soi, et ça allait mieux.

Aujourd'hui, lundi 12 janvier, j'ai pris une décision, départ d'autres vraies décisions à prendre, de me donner les moyens de ce que je désire, sans pour autant me faire violence car le désir ne dépend pas que de sa propre capacité à le réaliser mais surtout de la réalité elle même, c'est à dire des autres.

Ce livre que je lis, et qui sera mon support  de partage avec vous pour le prochain mois, est un recueil de "causeries philosophiques" en 18 conversations (ou discours mais je souhaite que cela puisse devenir une conversation entre nous), soit environ 5 par semaine. Idéalement il y en aurait une par jour, mais ça fait beaucoup.
Je l'ai déjà lu y'a 8 mois environ et je m'étais arrêté au milieu. La mise en pratique était trop élévée pour moi... Je ne sais plus pour quelle raison.

Pourquoi vouloir le partager ?
Pour engager un envestissement mutuel qui nous soudiendrait chacun. Et si je suis seul, ça sera aussi une façon d'aller jusqu'au bout.
Je pourrais aussi estimer ne pas en avoir besoin mais je rends compte au fur et à mesure que je construis la façon dont je veux vivre que je tiens à ces deux trois neuf petites choses. A force de chercher à le concrétiser, je commence à devenir agressive ou fataliste, dans les phases les plus aigües je pourrais même m'en prendre aux gens qui m'entourent ou à moi même, je pourrais me mettre à jetter des chaises par les fenêtres ou à commater en toute apathie pathéthique.

De quoi s'agit-il alors ?
De bienveillance déjà, mais surtout d'un accompagement à passer à autre chose et surtout peut-être à continuer à croire que c'est possible ...

1. Bienveillance.

" /.../ Ainsi, la base de la /bienveillance/ , c'est nous même. Nous sommes ici pour apprendre à nous connaître et à nous étudier. La voie, notre principal véhicule sera la méditation, ainsi qu'un sentiment général de vigilance. /.../ Nous veillerons à maintenir ce sentiment d'être en vie, ouvert et curieux de tout ce que nous faisons : traverser les corridors, aller aux toilettes, sortir dehors, préparer les repas à la cuisine ou parler aux copains, etc. Il se peut que nous fassions l'expérience de ce qui est décrit traditionnellement comme le fruit de la /bienveillance/ : une sorte d'entrain, d'enjouement. "


La méditation est une pratique d'attention intellectuelle ou spirituelle qui vise à se focaliser sur un point particulier soit de la pensée soit de l'activité du corps. En ce sens, il éxiste plusieurs types selon deux courants principaux : philosophique ou religieux.
Pour ma part, les deux se rejoignent et se complètent. Pour cette raison, je n'ai pas préciser dans contexte se situe le texte pour rester dans une pratique très large que chacun de nous pouvons faire à chaque instant soit en se concentrant sur les sens d'un mot de façon extensive soit sur un moment particuler de la respiration.

Bref, donnons le nous pour dit : nous sommes nos propres empêcheurs de jouir en rond. La bienveillance vise à ce que l'on arrête de nous triturer le corps et l'esprit à la recherche de quelque chose que nous n'avons pas d'après nous. Elle vise à reconsidérer les choses d'une façon positive.

" J'espère donc que nous passerons un bon mois ici et que nous apprendrons à mieux nous connaître et à devenir plus enjoué et non plus sinistres."


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