Jeudi 8 mai 2008

Dans ma quête pour trouver un kit d'aquarelles, j'ai fait un tour par l'école de médecine et Odéon. Parfums nostalgiques aux volutes réminiscentes de papier imprimé de concepts compliqués. Je passe à côté de l'école de médecine où j'ai moi aussi usé les bancs dans la salle des archives historiques. Pourquoi ? Je ne le savais pas moi-même ; faire plaisir sûrement, obéissance studieuse aussi. Ce qu'on peut être con quand on est jeune ...
Je bifurque et découvre un petit quartier aux boutiques ultra hypes. Je croise mon reflet dans une vitrine ; j'ai l'air plus fatigué, moins déprimé et la bonne dizaine de kilos en plus me ramène à ma réalité. Je me dis que je résiste, je suis plus fort que tout ça, tout est dans la tête. Merde ! J'ai toujours dix ans !
Le café Mondrian me tend les bras. Je m'y engouffre en pensant à sa monographie d'un arbre, son arbre.




Un café noir. Noir et bien serré.
Allez savoir pourquoi, une allergie à la pollution peut-être, voilà que mes yeux se mettent à couler. Evidemment, je me dis que je suis nul... C'est fou comme certaines choses peuvent nous toucher.
Et, pour la première fois de ma vie, dessiner m'apaise. Tout arrive...
Bien sûr les proportions ne sont pas bonnes ; j'en connais une (merci pour tout) qui dirait qu'une bonne peinture ne peut se passer d'un bon dessin.
Il faut s'assumer tel que l'on est parait-il ; mieux, il faudrait devenir soi-même, n'est ce pas Cat ?  ;)  Mais qui peut dire qui il est  ? On a tous grandi par le regard des autres, ses parents en priorité, ses camardes, ses amis, ses amours. J'avais toujours évité de pousser un peu  le dessin ou la peinture, entre 15 et 30 ans, trop frustrant de ne pas réussir à concrétiser l'idée ou l'image et voilà qu'aujourd'hui je m'achète de l'aquarelle, la plus délicate et nuancée des peintures. Suis-je différent pourtant d'avoir réaliser qu'on ne maîtrise rien, ni son crayon, ni ses pensées, ni celles des autres ?
Faut-il croire en une vérité fondamentale en dedans de nous même qui serait, qui soutiendrait ou qui représenterait qui nous sommes ?
Pour qui ? Nous-même ? Pour les autres ? Pour celui que l'on voudrait être et à l'image duquel on se juge ? S'agit-t-il d'une vérité de liberté ? La liberté est souvent synonyme de solitude, hein Clochette ?  ;)  ; elle a deux versants : la solitude recherchée, bienfaitrice quand elle permet un retour sur soi et une distance par rapport au monde, à son horreur, sa connerie et son absurdité, et la solitude fuie, pesante du vide (de l'autre) auquel elle nous ramène.

Je coupe court à cette divagation pour remplir mon esprit en me vidant les poches. Souvenez vous du Wall des PINK FLOYD , comfortably numb.  Les murs sont tombés, la lumière est là. Je suis dans le monde, le monde est là.
Une jeune femme retrouve ses amis sur la terrasse du café où je suis retourné. Elle est brune, cheveux bouclés, simple et tendance. En enlevant sa veste, elle dévoile sa nuque. J'aime ses petits instants ravissants qui me passaient à côté avant.

Je serais bien resté à mes dix ans. J'étais grand (pour mon âge), long et mince ; je n'avais pas encore arrêté la natation. Je commençais même les compétitions. J'étais physiquement en forme avec, drôle de mélange, une bouille blonde coupée au bol et des yeux bleu-marine.

J'ai changé mais suis-je différent ?

Et puis, d'ailleurs, pourquoi se poser la question ...

Jeudi 24 avril 2008






Dimanche 23 mars 2008

Je me suis longtemps posé la question de ce que je faisais à créer un autre blog.
Je voulais un espace de réfléxion et de pérénité.

Il y a des choses, des aspects de moi-même qui avaient besoin d'un espace propre, à la fois vierge et personnel, pour pouvoir y inviter le monde à y participer.

Et, comme j'ai besoin de me renouveler sur le plan perso, j'ai aussi besoin de faire évoluer quelque chose du virtuel, d'inscrire la façon dont j'évolue, et les chemins que je prends pour pouvoir y revenir. Je discutais un jour avec une jeune amie qui avait parcouru mon blog. Elle me parlait d'un personnage de la nouvelle que j'ai terminée. "Qui", je lui dis. "Bin, tu lis pas ton blog ?", elle me répond... 
Et non, je lisais pas mon blog. Maintenant, j'aime faire des retours sur les premiers articles , histoire de rigoler un peu...

Bref... J'ai pris cette décision, de changer de vie. Dans cette démarche, humanbeing, en sera le témoin comme une partie de qui je suis avec nwman, en parallèle en quelque sorte de l'importance que je donne à la création via la peinture, l'écriture et la musique.
Selon cette inclusion, je laisserai un lien permanent vers humanbeing et je laisserai des commentaires avec "nwmanbeing".

Ca peut paraitre idéaliste, mais je suis un idéaliste, ces deux sites seront deux portes ouvertes vers une recherche du bonheur. Pourquoi crée-t-on sinon ? Pourquoi tout ce temps passé devant son écran à vouloir partager des choses avec des étrangers, pourquoi rechercher de nouvelles rencontres, pourquoi s'intéresser à la spiritualité, la religion, la philosophie, la psychanalyse, la psychologie, la sociologie sinon pour être un peu plus heureux ?





http://temoin-vivant.over-blog.com/

Samedi 15 mars 2008
Les langues sont en voie de disparition. 
Pas toutes bien sûr, pas les plus connues justement, les plus minoritaires au contraire.

17 au Canada.
20 en Afrique noire
30 au Brésil
32 en Indonésie
68 aux Etats Unis
168 en Australie.

Dans le même temps, il y a une colonisation linguistique de quelques langues, anglais, français, espagnol selon l'héritage historique du pays. L'anglais a plus d'avance que les autres, d'ailleurs, parce qu'il est en train de devenir la langue tenchnique écrite par excellence, en particulier dans le domaine des sciences. En stage par exemple, on m'a passé un texte d'un scientifique français, travaillant sur les correspondances entre la génétique est les neurotransmetteurs, écrtit en totalité en anglais.
Le projet de loi Toubon a cet ambition de remettre les langues à leurs places territoriales en limitant ici en france l'usage de l'anglais quand un mot français existe.

Mais quand même, les langues ont une unité linguistique quand elles proviennent de la même souche. Par exemple, pour les langues romanes, chacun (Espagnol, Français et Italien ... ) peut se comprendre en utilisant sa propre langue. Idem pour  les langues finnoises (Danois, Suédois, Norvégien) et les dialectes dérivants des mêmes souches linguistiques comme l' Héwé ou le Bantou.

Il y a donc une possibliité de résistance dirons certains. Pour ma part, on ne peut pas empêcher l'évolution des langues voire leur disparition. C'est un cycle naturel de transformation où les mélanges enrichissent mais ce qui me gêne fondamentalement c'est que l'identité de l'individu se manifeste aussi dans sa langue, que la langue véhicule une vision du monde.

La langue meurt, l'histoire de son peuple disparait.



Biblio : Manière de voir, Le monde diplomatique, La bataille des langues, Bimestriel, n°97, Fev-mars 2008.
Mercredi 12 mars 2008
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